NOUVELLES

MONDIALES

DES ÉTUDES RÉCENTES ÉVALUENT LES BÉNÉFICES ÉCONOMIQUES DES PLANTES GM

Selon une nouvelle étude du Centre Commun de Recherches (CCR) de la Commission Européenne sur l’impact économique des plantes génétiquement modifiées dans le monde, les bénéfices économiques obtenus par les fermiers qui cultivent des PGM proviennent non de l’augmentation de rendement, mais des économies en pesticides, herbicides et en matériel.

En évaluant les impacts économiques, le rapport trouve que, pour quelques plantes GM, comme le soja tolérant aux herbicides aux USA et le maïs Bt en Espagne, la différence entre leur rendement et celui des plantes traditionnelles est presque négligeable. Cependant, le rendement de quelques autres plantes GM, comme le coton résistant aux nuisibles (Bt), a été bien plus élevé que celui des plantes non-GM.

Les fermiers cultivant des plantes GM sont d’accord sur le fait qu’ils ont gagné de l’argent avec l’introduction de ces cultures. Aux USA, les fermiers cultivant du soja tolérant aux herbicides rapportent un gain net dans le contrôle des mauvaises herbes, le labourage, les coûts de travail et de matériel, qui dépasse le surcoût des semences et le rendement plus faible. De manière similaire, les fermiers cultivant du coton Bt en Chine et en Inde disent qu’ils utilisent moins d’insecticide par hectare. Cependant, les fermiers aux USA trouvent que le gain financier obtenu en utilisant moins de pesticides est neutralisé par le surcoût des semences GM.

Outre l’examen des bénéfices économiques des cultures GM, le rapport se penche aussi sur les avantages qui devraient décider un plus grand nombre de pays européens à cultiver ces plantes. Il inclut aussi une évaluation des coûts potentiels auxquels les fermiers devront faire face pour respecter les directives européennes sur la co-existence – la séparation cultures biologiques, traditionnelles et GM.

Le communiqué de presse est disponible à : http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FP6_NEWS&ACTION=D&DOC=7&CAT=NEWS
&QUERY=1167449917996&RCN=26856


DES ÉTUDES GÉNOMIQUES ÉVALUÉES

La génomique a augmenté l’efficacité de la sélection grâce à la disponibilité de grandes capacités de production combinées avec l’automatisation, l’augmentation rapide des séquences dans le domaine public et une bonne compétence et des outils dans le domaine de la bioinformatique. L’utilisation à grande échelle de la génomique dans la sélection découlera des nouvelles technologies qui réduisent les coûts et de l’augmentation des capacités pour les essais. Les outils génétiques et génomiques récemment développés ne vont, cependant pas remplacer entièrement le processus traditionnel de sélection. C’était la conclusion du Dr. Rajeev K. Varshney, scientifique à l’Institut International de Recherches sur les Cultures pour les tropiques semi-arides (ICRISAT) et de ses collègues dans un article publié dans le journal « Trends in Biotechnology ».

Varshney et ses collègues ont examiné de manière critique les études utilisant les puissants outils de la biologie moléculaire en particulier dans la recherche sur les céréales. Ils ont noté que l’intégration des approches génétiques et génomiques avec les outils modernes de la biotechnologie et de la bioinformatique est essentielle pour une utilisation efficace de la génomique dans la sélection. Cependant, il y a plus défis pour une exploitation fructueuse de la sélection assistée par la génomique (GAB) qui doivent être prises en compte ou abordées.

Une copie PDF de l’article peut être obtenue auprès de Rajeev Varshney à r.k.varshney@cgiar.org.


DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES PERMETTRAIENT AUX PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT DE FAIRE FACE À LA GLOBALISATION

Le changement des marchés alimentaires nationaux ou internationaux et des différents ensembles de standards et de codes est devenu un défi pour les pays en voie de développement pour pénétrer les marchés des pays industrialisés. Cependant, cela crée aussi des possibilités d’amélioration. Les bonnes pratiques agricoles (GAP) peuvent aider les pays en voie de développement à faire face aux réalités de la globalisation. Ces points de vue sont partagés par des experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le terme « Bonnes pratiques agricoles » est habituellement utilisé pour désigner des méthodes de production agricole mises en œuvre au niveau de la ferme qui sont soutenues par de nombreux secteurs publics et privés, a dit l’expert de la FAO, Anne-Sophie Poisot. Cela peut aider à promouvoir une agriculture durable et contribuer à un meilleur développement environnemental et social tant au niveau national qu’international. Par exemple, les améliorations des pratiques agricoles, comme la production intégrée et la gestion des nuisibles, peut conduire à des améliorations importantes non seulement en termes de rendement et d’efficacité de production mais aussi en terme de santé et de sécurité pour les travailleurs, a ajouté Paola Termine du Programme pour une agriculture durable et un développement rural de la FAO.

Plus d’informations dans le communiqué de presse de la FAO à http://www.fao.org/newsroom/en/news/2007/1000475/index.html.  


LE COTON RR-FLEX : PAS DE RISQUES ÉCOLOGIQUES

Une évaluation comparative entre le coton Roundup Ready Flex (MON 88913) et son équivalent traditionnel a été menée dans 14 champs aux USA. L’étude a été réalisée pour déterminer si le coton RR Flex, un produit GM de seconde génération qui induit une meilleure tolérance au glyphosate, n’est pas plus susceptible de poser un risque pour les nuisibles que son équivalent traditionnel.

Les données sur la croissance, le développement et la structure de la plante ainsi que les caractéristiques de la graine, de la semence et des fibres étaient utilisées par les chercheurs de l’Université A&M du Texas et de Monsanto dans un processus de décision à niveaux. Les chercheurs ont écrit dans leur article que, en comparaison avec le coton traditionnel, le transgénique “ne montrait pas de différences de croissance et de développement inattendues qui pourrait entraîner une augmentation du potentiel de mauvaises herbes ».

L’article complet publié dans Crop Science est accessible aux souscripteurs à http://crop.scijournals.org/cgi/content/full/47/1/268    


LA SUPERFICIE MONDIALE DES PLANTES BIOTECH A FRANCHI LA BARRE DES 100 MILLIONS D’HECTARES

L’adoption des plantes biotech a augmenté de 12 millions d’hectares en 2006, atteignant ainsi la barre des 100 millions d’hectares pour la première fois. C’est la deuxième plus forte augmentation durant les cinq dernières années. La croissance pour la période 1996 à 2006 a enregistré une augmentation sans précédent de 60x, le plus fort taux d’adoption d’une technologie. Le nombre de fermiers plantant des plantes biotech a aussi augmenté à 10,3 millions de fermiers, au lieu de 8,5 millions en 2005. Ce sont les résultats indiqués dans le rapport du Dr. Clive James, président et fondateur du Service International pour l’acquisition des utilisations d’agro-biotechnologie (ISAAA).

L’augmentation de l’adoption des plantes biotech a aussi été substantiellement supérieure dans les pays en voie de développement avec 21 % , les pays industrialisés avaient une augmentation de 9%. La croissance devrait se poursuivre durant la seconde décade de commercialisation. 

Le communiqué de presse concernant le rapport est disponible en anglais, portugais, espagnol, italien, allemand et français. Le résumé est disponible en anglais, français, portugais, espagnol, arabe, thaïlandais et bengali. Des éditions dans d’autres langues (comme le chinois, le swahili, l’hindi et le coréen) du communiqué de presse et du résumé seront publiées ultérieurement aux dates du lancement médiatique national. Allez sur http://www.isaaa.org pour télécharger ces documents.


DES BANANES PLUS RICHES EN VITAMINES

Les bananes sont des sources riches en potassium, elles contiennent des vitamines C et B6 et fournissent des fibres solubles. Des chercheurs de l’EMBRAPA, la Société Brésilienne de Recherches Agricoles, exploitent maintenant d’autres voies pour faire des bananes une autre source importante de vitamine A, en développant des variétés riches en caroténoïdes, le précurseur de la vitamine A. La déficience en vitamines A sévit dans les pays en voie de développement, en particulier dans les pays avec le plus fort taux de mortalité infantile. Elle conduit à la cécité et affaiblit le système immunitaire.

Le projet a pour but de développer des bananes transgéniques qui ont un gène provenant de la tomate. En plus, les chercheurs vont collecter et caractériser les variétés indigènes de bananes du Brésil pour sélectionner celles qui ont les niveaux les plus élevés en caroténoïdes. « Quelques bananiers indigènes ont des niveaux de caroténoïdes proches de ceux des carottes » ont expliqué des chercheurs de l’EMBRAPA, Damares de Castro Monte et Elionor de Almeida. En plus de leurs bénéfices en améliorant les standards alimentaires, ces variétés, qui ne sont actuellement pas cultivées  commercialement, peuvent représenter de nouvelles possibilités de revenus pour les petits fermiers et une possibilité d’améliorer leur standard de vie.

Les bananiers sont cultivés dans 80 pays tropicaux, qui représentent le quatrième plus important aliment d’origine végétale dans le monde et le second fruit par importance au Brésil.

L’information est disponible, en portugais, sur http://www.embrapa.br/noticias/banco_de_noticias/2007/janeiro/foldernoticia.2007-01-15.0775390832/noticia.2007-01-16.5945024370/mostra_noticia

AFRIQUE

UN DON POUR PROMOUVOIR LA PRODUCTION DU MANIOC EN AFRIQUE

L’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) a récemment reçu un don de la Fondation W.K. Kellogg pour promouvoir l’Initiative Pan Africaine NEPAD pour le manioc (NPACI) pour une croissance économique durable, la sécurité alimentaire et la diminution de la pauvreté en Afrique. Le programme a été lancé par l’IITA pour promouvoir la production de manioc, de variétés tolérantes à la sécheresse et pour réduire le risque associé à la dépendance du maïs comme plante alimentaire de base.

Travaillant via le Réseau de recherches sur les plantes à racines et tubercules de l'Afrique australe (SARRNET) et en collaboration avec le programme national au Malawi, l’IITA a initié le « Masinda Cassava Club » à Katimba, Malawi, un centre de transformation pilote pour transformer le manioc en amidon industriel. Avec l’établissement de l’usine, les fermiers gagnent maintenant 800$ US par hectare de manioc.

Le don va aider l’unité de facilitation du Nouveau Partenariat pour le Développement Africain (NEPAD/IITA) qui a été établi par le NPACI/SARRNET à la station de recherches de Chitedze. Lisez l’article sur http://www.iita.org/cms/details/news_details.aspx?articleid=596&zoneid=81.


FACTEURS POUR UNE MEILLEURE ACCEPTATION DES BANANES GM

Cibler des caractères qui sont le reflet des conditions de production locales et des préférences des consommateurs ainsi qu’identifier les variétés locales de bananiers comme plante hôte pourraient conduire à une meilleure acceptation des variétés de bananiers génétiquement modifiées (GM). Les autres facteurs comprennent un cadre de réglementation en biosécurité approprié, des attitudes des consommateurs vis-à-vis des risques et des défis potentiels pour la commercialisation des produits transgéniques tant sur le marché local que sur les marchés étrangers. Ce sont les conclusions diffusées par «A trait-based model of the potential demand for a genetically engineered food crop in a developing economy” de Svetlana Edmeades et de Melinda Smale de l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI).

En utilisant un modèle économique, les chercheurs prévoient que les petits fermiers en bananiers transgéniques seraient demandeurs pour des bananiers GM, en particuliers pour la banane à cuire des régions montagneuses d’Afrique de l’est. Ils notent que les clients pour les plants de bananiers transgéniques sont probablement les plus pauvres, des fermiers de subsistances dans des zones fortement affectées par des contraintes biotiques. 

L’article complet a été publié dans le journal « Agricultural Economics » mais il est disponible en ligne à http://dx.doi.org/10.1111/j.1574-0862.2006.00167.x.


LE GABON BÉNÉFICIERA DES CONNAISSANCES AGRICOLES CHINOISES

Dans le cadre de l’accord signé par la Chine, le Gabon et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et sous l’égide de l’initiative de coopération sud-sud de la FAO, la Chine va envoyer des experts et des techniciens agricoles au Gabon pour aider les fermiers locaux à augmenter la productivité agricole et assurer l’accès aux aliments pour tous. Les spécialistes chinois vont aider le gouvernement gabonais pendant deux ans pour mettre en œuvre la première phase du Programme national spécial pour la sécurité de l’alimentation. En plus du personnel, le gouvernement chinois va aussi fournir du matériel, des outils et des équipements pour que les technologies soient introduites par ses experts. Le communiqué de presse :  http://www.fao.org/newsroom/en/news/2007/1000481/index.html.


LE PROBLÈME DE LA FAIM EN AFRIQUE NÉCESSITE DE SOLUTIONS

La question typique « pourquoi l’Afrique reste-t-elle affamée ? » reste sans réponse et l’Union Européenne, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et ses partenaires africains ont misé sur le projet international « innovations agricoles en terres fermes africaines » pour déterminer les causes sous-jacentes de la famine dans la région. Le projet a pour but de déterminer les facteurs cruciaux dans les échecs passés et les succès actuels, qui fourniraient ainsi une meilleure compréhension des conditions pour un développement agricole durable dans les zones de terres fermes en Afrique. Le projet inclura des chercheurs et des fermiers ainsi que des législateurs et des acteurs locaux. Lisez l’article sur http://www.cirad.fr/fr/actualite/communique.php?id=612 (en français).


L’AFDB ET L’IFAD EXAMINENT LES OPÉRATIONS DE DÉVELOPPEMENT RURAL

La Banque de Développement Africain (AfDB) et le Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (IFAD) vont étudier ce mois ci le partenariat pour la réglementation dans les domaines agricole et de développement rural et les opérations en Afrique de 1996 à 2005. Les deux institutions veulent identifier les opérations qui ont été efficaces dans la lutte contre la pauvreté rurale en Afrique, selon le président de l’IFAD, Lennart Båge. L’évaluation va aussi examiner la manière d’améliorer les contributions de l’agriculture et du développement rural à la croissance et à la diminution de la pauvreté, des secteurs de la compétitivité internationale et de la réglementation environnementale et les investissements potentiels dans des sous-secteurs vitaux comme l’eau, les infrastructures rurales et la micro finance. Le communiqué de presse est disponible sur  http://www.ifad.org/media/press/2007/1.htm.


DON DE LA BANQUE MONDIALE POUR LUTTER CONTRE L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN ÉTHIOPIE

La Banque Mondiale a étendu son soutien à l’Éthiopie via un don de 175 millions de dollars US pour financer la seconde phase d’une opération en cours, le Productive Safety Net Program (PSNP). Le programme fournit des dons directs à ceux qui sont physiquement incapables de travailler et en même temps, soutient des initiatives à grande échelle de travail public qui fournit des gages à des citoyens dont l’alimentation n’est pas assurée mais qui sont capables de travailler. Avec l’aide du PSNP, l’Ethiopie est maintenant sur la voie de la reconstruction, avec une forte performance de croissance comparable à celles des dernières années. Allez sur : http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/NEWS/0,,contentMDK:21178555~pagePK:34370~piPK:34424
~theSitePK:4607,00.html
pour lire le communiqué de presse.

AMÉRIQUES

UNE ARACHIDE GM À DÉVELOPPER

Le Conseil Américain des Arachides et son secteur recherches, la Fondation Arachide, ont donné le feu vert pour que les scientifiques développent une arachide génétiquement modifiée (GM) qui serait plus sûre, plus nutritive et plus facile à cultiver que ses équivalents traditionnels. Pour les consommateurs, le travail sur les arachides GM pourrait conduire à un produit avec un meilleur goût, plus nutritif, et si possible, des fruits moins susceptibles d’être allergisants. Le Conseil, qui représente les cultivateurs, les vendeurs, les exportateurs et les manufactures, presse les scientifiques d’aller de l’avant avec la diligence voulue pour le développement d’arachides GM.

Une équipe de scientifiques de 14 universités, le département américain d’agriculture et l’industrie alimentaire ont préparé un rapport sur les arachides biotech pour la Fondation Arachide. Les scientifiques ont conclu que la technologie pourrait réduire les coûts de culture, améliorer la nutrition et les qualités générales pour le consommateur et qu’elle aurait le potentiel de réduire les allergies dues aux arachides.

Lisez l’article de Elliot Minor sur http://www.growersforwheatbiotechnology.org/html/news.cfm?ID=330

EUROPE

ÉTUDES SUR LES ALIMENTS GM POUR LES ANIMAUX

Les chercheurs du Centre Fédéral de Recherches Agricoles (FAL) de Braunschweig, Allemagne, ont réalisé des études avec des aliments pour animaux provenant de plantes GM pour l’alimentation du porc, des volailles et du bétail. La majorité des expériences ont été réalisées avec des plantes GM de la première génération (plantes avec des traits ajoutés et sans changement substantiel dans la composition). Ce qui advient de l’ADN durant le processus d’alimentation dans le tube digestif de l’animal et dans le corps de l’animal était un des principaux points de cette étude.

Les aliments iso- et transgéniques ont été soumis à des analyses de composition, de nutrition et à une évaluation des risques. En accord avec plus de 100 études déjà disponibles, les résultats ne montrent pas de différences significatives dans la valeur nutritionnelle des aliments issus des GMP de première génération ou de variétés non GMP. Jusqu’à présent, aucun fragment d’ADN recombinant n’a été trouvé dans un tissus ou un organe d’animal nourri avec des GMP.

Le résumé de l’article “Studies on feeds from genetically modified plants (GMP) – Contributions to nutritional and safety assessment” est disponible à http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL
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Research

FLUX DE GÈNES CHEZ LE HARICOT PHASEOLUS

Le haricot commun (Phaseolus vulgaris) est une espèce autogame préférentielle. Cependant, des pollinisations croisées se produisent à des fréquences variées contribuant ainsi au flux de gènes. Pour quantifier le flux de gènes, des chercheurs brésiliens de l’université fédérale de Viçosa ont testé les taux de pollinisation croisée entre les cultivars de haricot commun en utilisant les variétés à fleurs pourpres ‘Diamante Negro’ et blanches ‘Talisma’. Elles étaient plantées en carrés concentriques avec la variété ‘Diamante Negro’ au centre. Les descendances de la variété ‘Talisma’ avec des fleurs pourpres indiquaient une pollinisation croisée.

Les chercheurs ont trouvé que le plus fort taux de pollinisation croisée entre les variétés de haricot commun était de 0,136% à une distance de 0,5 m entre les cultivars. Le taux naturels de pollinisation croisée était pratiquement nul à une distance de 3,25 m. Les chercheurs ont écrit que leurs données pourraient aider à répondre aux préoccupations de biosécurité lorsque des variétés transgéniques deviendront disponibles sur le marché.

Le résumé et le lien vers l’article disponible pour les souscripteurs : http://www.springerlink.com/content/d20749rw55h3576v/  


CARTE GÉNÉTIQUE DE L’ÉLEUSINE

Quatre types de marqueurs moléculaires ont été utilisés pour obtenir la carte génétique de l’éleusine polyploïde (Eleusine coracana subsp. coracana), une céréale importante en Afrique de l’est et en Inde du sud. L’éleusine est principalement cultivée par des fermiers de subsistance et elle sert de plante alimentaire de sécurité à cause de sa valeur nutritionnelle élevée et de ses excellentes qualités de stockage. Jusqu’à présent la plupart des variétés d’éleusine proviennent de sélection de germplasmes car il y a peu d’activité d’amélioration sur cette espèce. L’hybridation entre les types cultivés ou entre les types sauvages et cultivés peut être importante pour l’amélioration de l’éleusine.

La construction de la carte génétique par un groupe international de chercheurs a fourni la première pierre vers la construction d’une carte des caractères importants en agronomie. Mathews Dida et ses collègues ont utilisé plusieurs types de marqueurs moléculaires pour générer une carte génétique à partir de plantes dérivées du croisement du parent sauvage de l’éleusine avec un cultivar élite. Les chercheurs pensent que la carte va finalement aider à transférer des caractères utiles comme la résistance à la pyriculariose (Magnaporthe grisea), la résistance à la verse, la tolérance à la sécheresse ainsi que la valeur nutritionnelle dans les programmes d’amélioration de l’éleusine.

L’article complet publié dans le journal «Theoretical and Applied Genetics”, est accessible aux souscripteurs à http://www.springerlink.com/content/2700114455h04131/fulltext.html.

ANNONCES

COURS SUR LA CONSERVATION ET L’UTILISATION DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES VÉGÉTALES

Un programme de formation destiné aux chercheurs en ressources génétiques végétales et aux gestionnaires de banques de données se déroulera du 21 mai au 29 juin 2007 à Wageningen, Pays Bas. La formation a pour but de permettre aux participants et aux animateurs d’échanger des expériences et d’explorer des applications pratiques pour la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques végétales en agriculture.

Six cours de deux semaines sont offerts. Ils font partie de deux programmes de formation partiellement communs : a) Approches contemporaines et participatives dans la conservation et l’utilisation des ressources génétiques végétales et b) Pratiques de pointe dans la gestion pour une utilisation durable des ressources génétiques des plantes. Chacun des deux cours de deux semaines dans chaque programme fournira une formation indépendante et complète. Un cours qui discutera des applications des biotechnologies à l’étude de la diversité génétique et à la sélection végétale se déroulera du 18 au 29 juillet 2007.
Pour des détails sur les cours et sur les demandes de bourses, allez sur : http://www.wi.wur.nl/UK/newsagenda/agenda/Conservation__sustainable_use
_of_plant_genetic_resources.htm


8ÈME CONFÉRENCE AFRICAINE DE LA SOCIÉTÉ D’AGRONOMIE

La société africaine d’agronomie (ACSS) et la faculté d’agriculture de l’université Minia, Egypte, lancent un appel pour des résumés pour la 8ème conférence africaine d’agronomie. La conférence se déroulera du 27 au 31 octobre 2007 à El-Minia, Egypte. Le thème de la conférence est “Crop research, technology dissemination and adoption to increase food supply, reducing hunger and poverty in Africa”. Parmi les sujets qui seront discutés durant la conférence, on trouve : amélioration des plantes cultivées et physiologie, biodiversité et gestion des ressources naturelles, manipulations après récolte et sciences alimentaires, protection des cultures, génétique des plantes cultivées et biotechnologie ainsi que sciences environnementales. Plus d’informations à propos de cet évènement : http://www.africancrops.net/News/july06/acss8.htm.  


COURS DE FORMATION SUR L’AMÉLIORATION DU RIZ

L’Institut International de Recherches sur le Riz (IRRI) va offrir un “cours d’amélioration du riz : construisons les fondations pour la seconde révolution verte » du 20 au 31 août 2007. Le cours de formation a pour but de fournir aux participants des connaissances théoriques sur les méthodes et les techniques modernes de sélection végétale et de leur enseigner les outils de gestion de la planification et de l’information ainsi que les techniques expérimentales et les logiciels pour développer un programme efficace d’amélioration du riz. Le cours sera coordonné par la Division d’amélioration végétale, Génétique et Biotechnologie et modéré par le Centre de formation de l’IRRI.
Les lecteurs ont accès à la brochure sur http://www.training.irri.org/activities/documents/2007/RICE%20BREEDING%20COURSE
%20Brochure%202007.doc

MÉMENTO DOCUMENTS

LANCEMENT DU LIBRE ACCÈS AU JOURNAL PLOS ONE

PLoS ONE est une nouvelle publication internationale, à examen collégial, d’accès libre en ligne de la Public Library of Science (PLoS) qui rapporte les résultats de la recherche de toutes les disciplines scientifiques.

La soumission à la publication en ligne sera évaluée par un membre du bureau éditorial du PLoS ONE pour son contenu technique. Les articles publiés seront ensuite disponibles pour un examen collégial qui comprend une annotation en ligne, une discussion et un classement – une méthode qui diffère des processus habituels d’examen collégial.

La publication est disponible sur http://www.plosone.org.


VIDÉOS EN LIGNE DE LA FAO

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fournit des vidéos en ligne sur un large éventail de thèmes dans les domaines de l’agriculture, de la pêche et du développement rural. Les vidéos sont accessibles sur http://www.fao.org/webcast.


JOURNAUX AFRICAINS EN LIGNE

La bibliothèque en ligne des journaux africains (AJOL) fourni un dépôt central en ligne pour les journaux spécialisés africains et un service de mise à disposition. L’AJOL a pour but de donner une meilleure visibilité aux journaux africains et augmenter les connaissances spécialisées indigènes. L’AJOL a commencé en 1998 en tant que projet soutenu par le Réseau International pour la disponibilité des publications scientifiques (INASP), mais est maintenant devenu une entreprise sud-américaine à but non lucratif. L’accès à la collection de journaux africains sur http://www.ajol.info.


BANQUE DE DONNÉES D’INFORMATION SUR LES PLANTES AFRICAINES

Des informations concernant des centaines de plantes utiles d’Afrique tropicale peuvent être obtenues via PROTAbase, une banque de données en ligne de la fondation à but non lucratif « Plant Resources of Tropical Africa » (PROTA). La banque de données contient des informations sur environ 7'000 plantes utiles d’Afrique tropicale. Elle a pour but d’aider à fournir des informations aux preneurs de décisions des gouvernements, du secteur privé, de la recherche, de l’éducation et du développement rural et aux usagers dans les régions. La banque de donnée est accessible sur http://database.prota.org/search.htm.

Un résumé mensuel des développements en biotechnologie agricole dans le monde ayant des implications pour les pays en voie de développement est réalisé par l’Institut d’Economie Rurale du Ministère de l’Agriculture, Bamako, Mali en collaboration avec le Service International pour l’acquisition des applications d'Agro-biotechnologie (ISAAA). http://www.isaaa.org. N’hésitez pas à nous contacter à knowledge.center@isaaa.org