Crop Biotech Update

Chers abonnés,
Voici le Bulletin de septembre 2006
Vos réactions seront les bienvenues et nous vous encourageons à diffuser autour de vous ce bulletin électronique.

septembre 2006
NOUVELLES:
 
 Mondiales  
 
- Le processus ERA pour les évaluations des OGM
- Le nouveau maïs bio-fortifié augmente le niveau de vitamine A chez les rongeurs
- Des commentaires examinent les aliments biotech
 
Afrique
 
- Le COMESA signe un accord pour améliorer la production agricole africaine
- L’Egypte atteint un record pour le rendement de riz en 2005
- Des arbres fertilisants pour relancer les rendements dans le sud de l’Afrique
- Les essais en champs des bananes GM terminés
- L’INIBAP, le TSBF-CIAT et l’IITA s’unissent pour sauver la banane
- Une nouvelle union pour une révolution verte en Afrique
- L’ICARDA et l’université de Wageningen partenaires pour le WANA
- Une vigne biotech prête pour les essais en champs
- L’AATF va conduire des discussions sur la biotechnologie à Nairobi
- Le bioethanol s’enracine en Afrique du sud
- La Namibie se tourne vers les Jatropha pour le fioul
 
 
 
RECHERCHES :
ANNONCES
- Une surexpression des NAC rend le riz tolérant à la sécheresse et au stress

MÉMENTO DOCUMENT

- La co-existence établie pour les maïs Bt et conventionnels
 

N O U V E L L E S

* Mondiales *

LE PROCESSUS ERA POUR LES ÉVALUATIONS DES OGM

Dans “Le travail du processus de l’ERA fonctionne-t-il pour les plantes GE ?”, Jeff Wolt et Saharah Moon Chapotin de l’Institut des produits agricoles génétiquement modifiés (BIGMAP) de l’université d’état de l’Iowa marquent le 25ème anniversaire du processus d’évaluation des risques écologiques (ERA) en regardant sa fiabilité pour l’évaluation des plantes génétiquement modifiées. Leur article paraît dans la dernière lettre d’information de «Information Systems for Biotechnology”.  

ERA est “le processus qui évalue la probabilité que des effets écologiques défavorables se produisent ou soient le résultat d’une exposition à un ou plusieurs facteurs de stress [ou actions]. » ERA est une approche spécifique pour réaliser une évaluation des risques. Elle se présente sous la forme d’un schéma logique permettant d’organiser une information complète décrivant des scénarios d’exposition de l’environnement et les effets à des entités écologiques dont on se préoccupe. L’ERA est conduit sur les plantes GM une fois que l’équivalence des substances a été établie ; cependant et malgré 10 ans d’expérience dans la culture sans risque de plantes GM, l’ERA a été critiqué car il ne serait pas adéquat en ce qui concerne les préoccupations écologiques à long terme découlant d’une production commerciale à grande échelle des plantes GM.

Les auteurs mentionnent quelques cas pour lesquels il a été prouvé que le système ERA a été utile et concluent qu’il a été prouvé qu’il est suffisamment flexible pour traiter les préoccupations relatives aux biotechnologies.

Contactez les auteurs à jdwolt@iastate.edu. Plus d’informations sur : http://www.isb.vt.edu/news/2006/news06.Sep.htm.

DES COMMENTAIRES EXAMINENT LES ALIMENTS BIOTECH

Deux commentaires parus dans “Nature Biotechnology » se penchent sur les promesses des aliments biotech et sur la manière dont ils pourraient améliorer la diète et permettre aux producteurs et aux industriels d’éviter des procès. Henri Miller, de l’université Stanford, et ses collègues examinent « Pourquoi le rejet des aliments biotech est devenu une responsabilité ? ». Ils discutent de la manière dont les industriels de l’agro-alimentaire ont exclu les aliments GM de leurs produits mais aussi de quelle manière ces industriels pourraient faire face aux procès car la plupart des aliments « complètement naturels » contiennent des contaminants comme des parties d’insectes, des moisissures toxiques, des bactéries et des virus. Les aliments GM sont mieux protégés vis-à-vis de ces contaminants et les auteurs suggèrent qu’il pourrait être plus avantageux d’utiliser plus largement des céréales GM. Ils ont fait cela en présentant des scénarios hypothétiques de procès impliquant une contamination avec des allergènes, des pommes de terre « complètement naturelles » et des aliments pour bébés.

Dans « Le dilemme du sélectionneur – rendement ou nutrition ? », Cindy Morris et David Sands de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et de l’université d’état du Montana respectivement, suggèrent que les fermiers et les scientifiques consacrent de l’énergie à augmenter la valeur nutritionnelle des plantes plutôt que le rendement. En regardant les problèmes des aliments de base comme le blé et le maïs, les auteurs recommandent des méthodes par lesquelles les plantes pourraient être sélectionnées afin d’améliorer la diète des consommateurs.

Les souscripteurs à Nature Biotechnology peuvent lire les commentaires sur http://www.nature.com/nbt/journal/
v24/n9/full/nbt0906-1078.html
et http://www.nature.com/
nbt/journal/v24/n9/full/nbt0906-1075.html
.

LE NOUVEAU MAÏS BIO-FORTIFIÉ AUGMENTE LE NIVEAU DE VITAMINE A CHEZ LES RONGEURS

Des scientifiques de l’université du Wisconsin rapportent que le maïs amélioré pour contenir de fortes concentration de béta-carotène a aussi permis d’augmenter le niveau de vitamine A chez les gerbilles. L’étude, publiée dans le numéro d’Octobre du « Journal of Nutrition » rapporte que les niveaux en vitamine A du foie étaient plus élevés de 150% chez les gerbilles nourries avec ce maïs que pour celles du groupe contrôle et étaient identiques à ceux du groupe qui recevait un complément en béta-carotène.

Les auteurs, Julie Howe et Sherry Tanumihardjo, suggèrent aussi que ce maïs biofortifié peut être utilisé pour lutter contre la déficience en vitamine A (VAD), un problème de santé sérieux dans plus de 50% de tous les pays, particulièrement en Afrique et en Asie du sud-est.

Lisez le communiqué de presse sur http://www.nutraingredients.com/news/ng.asp?n=
70826-syngenta-beta-carotene-vitamin-a-deficiency
-biofortication
. Les souscripteurs du « Journal of Nutrition” peuvent lire l’article complet, “Carotenoid-Biofortified Maize Maintains Adequate Vitamin A Status in Mongolian Gerbils,” sur http://jn.nutrition.org/cgi/content/abstract/136/10/2562.

* Afrique *

LE COMESA SIGNE UN ACCORD POUR AMÉLIORER LA PRODUCTION AGRICOLE AFRICAINE

Le marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA) a signé un protocole d’entente (MoU) avec le Réseau d'analyse et de recherche sur les politiques alimentaires, agricoles et de développement des ressources naturelles (FANRPAN) pour échanger des informations sur la politique alimentaire, agricole et les ressources naturelles ainsi que les questions institutionnelles pertinentes pour l’Afrique sub-saharienne (SSA). Cela facilitera si possible, l’accès aux recherches pertinentes et au matériel publié dans le domaine de l’agriculture.

Le protocole d’entente va permettre aux deux organisations de travailler ensemble pour renforcer la compréhension des accords de commerce internationaux de la région ; soutenir la rédaction d’accords de commerce nationaux en agriculture ainsi que de politiques nationales et régionales ; construire des informations communes sur les marchés et les systèmes de communication ; établir une base de données et promouvoir des conseils sur les thèmes des fermiers.

Tant le FANRPAN et le COMESA se sont mis d’accord pour collaborer avec les institutions nationales, régionales et internationales ad hoc opérant dans la région pour la création, la mise en place et l’évaluation d’initiatives visant à construire des capacités pour obtenir un impact maximum dans les domaines d’intérêt commun.

Pour plus d’informations, contactez Daniel Otunge via dotunge@absfafrica.org ou d.otunge@cgiar.org

DES ARBRES FERTILISANTS POUR RELANCER LES RENDEMENTS DANS LE SUD DE L’AFRIQUE

La production de maïs est entravée par la faible fertilité des sols et la perte des éléments nutritifs dans le sud de l’Afrique où les sols sont appauvris en azote et où les petits propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter des engrais chimiques. Une solution avait été proposée au début des années 1990 par des chercheurs de Centre Mondial d’Agro-sylviculture et leurs partenaires nationaux en Zambie. Après des années de travail sur des espèces potentielles, ils ont découvert que les espèces d’arbres grossissant rapidement et fixant l’azote comme les Sesbania, Gliricidia ou Tephrosia vogelli, peuvent améliorer les jachères et même changer la structure du sol.

Les sols en jachère cultivés avec ces “arbres engrais” sont plus légers et aérés et ont une croûte moins épaisse, une meilleure infiltration d’eau et capacité de rétention. Dans le sud de l’Afrique, des systèmes de rotation maïs-Gliricidia ont montré des rendements durables qui sont très proches de ceux obtenus avec les systèmes de fertilisation. Conformément à cela, le ministre de l’agriculture du Malawi s’est associé avec les agences des Nations Unies pour introduire l’option agro-sylvicole des arbres fertilisants comme une stratégie durable dans l’approche globale d’établir un « Millennium Global Village » dans le pays.

Plus d’informations sur
http://www.worldagroforestrycentre.org/news/default.asp?
NewsID=FAA07246-6A5B-4525-AF74-AFA06E87C134
et http://www.worldagroforestrycentre.org/news/
default.asp?NewsID=6E5F4A43-38BA-47BE-
9F8C-58D31E0307A6
.

L’INIBAP, LE TSBF-CIAT ET L’IITA S’UNISSENT POUR SAUVER LA BANANE

Le Réseau international pour l'amélioration de la banane et de la banane plantain (INIBAP), l’Institut de biologie et de fertilité des sols tropicaux du CIAT (TSBF-CIAT) et l’Institut International d'Agriculture Tropicale (IITA), ainsi que les services de recherches agricoles locaux, les ONG et les partenaires du secteur privé se sont unis pour aider les fermiers cultivant des bananes et des bananes plantains dans la région des grands lacs africains.

Les bananes et les bananes plantains sont une source importante d’alimentation et de revenus pour les populations rurales des zones tropicales humides mais nulle part ailleurs plus que dans cette région de l’Afrique. Le groupement espère reconstruire les secteurs de la banane et de la banane plantain via des projets financés par la Direction Générale du développement et de la Coopération de Belgique. Le projet dirigé par l’INIBAP va développer les mécanismes d’accès aux experts et aux connaissances dispersées, les adapter pour répondre aux besoins locaux et les utiliser pour résoudre, à une échelle pilote, les problèmes aux niveaux de la ferme, de la communauté et de l’institution. Le TSBF-CIAT va développer une stratégie pour intégrer la gestion des ressources naturelles, améliorer la nutrition et accéder aux marchés pour augmenter la vigueur des agro-écosystèmes. L’IITA va développer et répandre les technologies pour améliorer la durabilité du système de production de la banane.

Lisez l’article complet sur http://www.inibap.org/news/
ressources/File/cialca(1).pdf
.

L’ICARDA ET L’UNIVERSITÉ DE WAGENINGEN PARTENAIRES POUR LE WANA

L’ICARDA (Centre International de Recherche Agricole dans les Régions Sèches) et l’université de Wageningen et son centre de recherches, Pays Bas, ont récemment lancé un nouveau partenariat pour des cours courts dans le domaine des ressources génétiques végétales et des graines. Différents modules seront organisés conjointement dans différentes parties de l’Asie de l’ouest et de l’Afrique du nord (WANA) : à Karaj, Iran, en novembre 2006 et à Addis Abéba, Ethiopie, en 2007. L’université de Wageningen réalise de courts programmes internationaux de formation durant la carrière dans les domaines proches des biotechnologies, de la sélection et des semences depuis plusieurs années. Elle développe maintenant son activité dans différentes régions.

Plus d’informations sur http://www.icarda.org/Training_opp.htm et http://www.wi.wur.nl/UK/newsagenda/agenda/
Plant_genetic_resources_and_seeds_policies_
conservation_and_use.htm
; ou contactez Niels P. Louwaars de l’Université de Wageningen et du centre de recherches à niels.louwaars@wur.nl.

L’AATF VA CONDUIRE DES DISCUSSIONS SUR LA BIOTECHNOLOGIE À NAIROBI

Dans l’espoir de créer un environnement favorable à l’adoption de la biotechnologie moderne en Afrique, la Fondation Africaine pour la Technologie Agricole (AATF) basée à Nairobi a mis en place une série de discussions qui se tiendront tous les mois dans différents pays africains, en commençant par le Kenya le 14 septembre 2006. Le Pr. Ruth Oniang’o, un nutritionniste, universitaire et législateur kenyan renommé et Mark Cantley, ancien conseiller de la Commission Européenne pour la biotechnologie, l’agriculture et l’environnement (Département des Sciences de la vie) vont tous deux faire un discours principal pour faire l’état des discussions.

La tribune libre sur la biotechnologie agricole en Afrique (OFAB), comme les conférences seront connues, vise à encourager « un débat constructif sur les biotechnologies avec pour but de faire ressortir les thèmes essentiels qui peuvent avoir un impact positif ou négatif sur l’acceptation, l’adoption et l’utilisation de la technologie en Afrique » a dit le Dr. Mpoko Bokanga, administrateur de l’AATF. L’initiative, a-t-il dit, répond au besoin d’une meilleure compréhension des produits, des bénéfices et des préoccupations associées aux biotechnologies.

Ils ciblent, cependant, “des individus qui influent sur le développement de la biotechnologie en Afrique d’une manière ou d’une autre » a dit l’administrateur.

Pour plus d’informations, contactez Daniel Otunge du Centre d’information sur les biotechnologies de l’Afrique de l’Est et du Centre (ECABIC) à dotunge@cgiar.org, ou allez sur http://www.aatf-africa.org


LA NAMIBIE SE TOURNE VERS LES JATROPHA POUR LE FIOUL

Jatropha curcas, la pourghère, est cultivée depuis des décennies en Namibie. Bientôt, son huile pourra être ajoutée au diesel et utilisée par les fermiers pour faire fonctionner leurs tracteurs et générateurs. Elle pourrait aussi remplacer le pétrole qui est utilisée pour la cuisine et l’éclairage. Les plantes de pourghère ne demandent pas d’irrigation et les noix, à partir desquelles l’huile est extraite, peuvent être récoltées dès la troisième année après la plantation. Tout ceci rend la plante attractive comme source de fioul et, selon un article paru dans « The Namibian », a incité le gouvernement à établir un comité « Energie bio-carburant » pour voir si environ 63'000 hectares de brousse pourraient être plantés d’ici 2013 afin de gagner avec cette nouvelle industrie agricole 189 millions de dollars par an.

Mélanger l’huile de Jatropha avec du diesel est une pratique commune dans le sud de l’Afrique. Conformément au développement de l’industrie, les Etats membres de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) ont commencé à mettre en œuvre une stratégie régionale pour utiliser les bio-carburants comme le Jatropha, le maïs et le sucre à une grande échelle.

Lisez l’histoire complète sur : http://allafrica.com/
stories/200609050449.html
.

L’ÉGYPTE ATTEINT UN RECORD POUR LE RENDEMENT DE RIZ EN 2005

L’Egypte a obtenu un rendement record pour le riz avec les nouvelles variétés hybrides développées localement sous le projet conduit par l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ces variétés, qui comprennent SK 2034 et SK 2046, surpassent les meilleures variétés locales de 20-30%. Ces hybrides sont destinés à aider l’Egypte à produire plus de riz avec moins d’eau et moins de terre.

Le projet est mis en œuvre par le Centre cairote de Recherches Agricoles et le Centre de Recherches et de Formation du riz (RRTC). Les rendements de riz ont augmenté vraiment, grâce à la formation, ainsi qu’à la gestion intégrée des cultures (ICM). Cette dernière comprend les pratiques comme la fixation de date de plantation pour exposer les plantes à des plus fortes radiations solaires, l’optimisation de la densité de semis, la nutrition équilibrée des plantes et la gestion prudente de l’eau.

Lisez le communiqué de presse sur http://www.fao.org/
newsroom/en/news/2006/1000387/index.html
.

LES ESSAIS EN CHAMPS DES BANANES GM TERMINÉS

Rahan Meristem, une compagnie israélienne de biotechnologie, a terminé avec succès un essai en champs qui confirme la résistance de leurs plants de bananes transgéniques à un large éventail de nématodes pathogènes. Les nématodes sont parmi les pathogènes des plantes les plus destructeurs. Les nématicides, bien qu’efficaces, ont été interdits dans de grandes parties du monde en raison de leurs effets polluants sur l’environnement.

Rahan Meristem est actuellement impliqué dans divers projets de sélection utilisant le génie génétique. La compagnie travaille aussi sur d’autres espèces végétales, y compris les amandiers, les pommiers, les avocatiers, les oliviers et les fraisiers.

Lisez l’article complet sur http://www.export.gov.il/
Eng/_Articles/Article.asp?ArticleID=4115&CategoryID=399
. Plus d’informations sur le site Internet de Rahan Meristem : http://www.rahan.co.il.

UNE NOUVELLE UNION POUR UNE RÉVOLUTION VERTE EN AFRIQUE

La Fondation Rockefeller et la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) forment une nouvelle union pour améliorer la productivité agricole et le bien-être de petits fermiers du continent africain via le financement de la recherche et le travail de développement. Dans ce but, deux organisations ont été crées : Alliance for a Green Revolution in Africa (Union pour une révolution verte en Afrique - AGRA) et Programs for a Green Revolution in Africa (Programmes pour une révolution verte en Afrique - ProGRA). AGRA va contribuer à la diminution de la pauvreté via le développement agricole pour les petits fermiers alors que ProGRA va servir d’organisation de soutien pour la redistribution, pour améliorer la productivité et le profit des petits fermiers en Afrique. La première initiative importante de ProGRA sera un programme pour les systèmes Africains de semences (PASS) qui va opérer dans vingt pays africains.

«  La révolution verte initiale a été un franc succès dans de nombreuses parties du monde » a dit Judith Rodin, présidente de la Fondation Rockefeller. « Malheureusement, en Afrique, malgré de nombreux efforts positifs, la dynamique va dans l’autre sens. Durant les quinze dernières années, le nombre d’africains vivant avec moins d’un dollar par jour a augmenté de 50%. Travaillant avec la Fondation Bill &Melinda Gates ainsi que les dirigeants, fermiers et scientifiques africains, nous sommes engagés dans le lancement d’une révolution verte africaine qui aiderait des dizaines de millions de personnes qui vivent à deux doigts de l’inanition en Afrique sub-saharienne ».

Plus d’informations sur : http://www.rockfound.org/
Agriculture/Announcement/218
. Lisez le communiqué de presse sur : http://www.rockfound.org/Library/agra1.pdf

UNE VIGNE BIOTECH PRÊTE POUR LES ESSAIS EN CHAMPS

Des scientifiques de l’Institut pour la biotechnologie de la vigne à l’université Stellenbosch, Afrique du Sud, ont développé plusieurs lignées de plants de vigne transgéniques (Vitis vinifera) avec une meilleure résistance aux champignons pathogènes. Ces lignées seront testées en champs pour déterminer la stabilité du transgène et pour réaliser des évaluations ampélographiques, viticoles et vinicoles. Les plantes transgéniques seront greffées sur un porte-greffe d’une année. De manière à éviter la dispersion du transgène dans l’environnement, les fleurs des plantes transgéniques seront ensachées pour retenir le pollen et les vignes seront couvertes par un filet pour empêcher la dispersion des graines.

Plus d’informations sur les essais en champs : http://www.sun.ac.za/news/NewsItem_Eng.asp?
Lang=2&ItemID=10831
.

Sur les recherches à l’Institut de la biotechnologie de la vigne : http://academic.sun.ac.za/wine_biotechnology/
research_programmes.htm

LE BIOETHANOL S’ENRACINE EN AFRIQUE DU SUD

Ethanol Africa prévoit de construire huit usines de bioéthanol en Afrique du Sud, la première devrait ouvrir l’année prochaine. La compagnie, formée par un groupe de fermiers et d’agronomes, explore actuellement la possibilité de construire des usines d’éthanol dans des pays comme l’Angola et la Zambie.

“ Les africains ont le potentiel de devenir les arabes de l’industrie du bio-carburant” a dit Johan Hoffman, le directeur-général. Le bio-éthanol peut aider l’Afrique du Sud à fournir du travail aux fermes et aux usines et assurer un marché stable pour le maïs, le sucre et les autres marchandises. Ethanol Africa a dit qu’il espère acheter 30% de son maïs à des petits fermiers et acheter ce qu’ils amènent à vendre à des prix fixés avant la saison de plantation, assurant un revenu stable aux fermiers.

Lisez l’article de presse sur http://www.irinnews.org/print.asp?ReportID=55584. Plus d’informations sur http://www.ethanol-africa.com/.


R E C H E R C H E

UNE SUREXPRESSION DES NAC REND LE RIZ TOLÉRANT À LA SÉCHERESSE ET AU STRESS

La sécheresse et la salinité sont les principaux stress biotiques dans la production du riz. Pour lutter contre ces conditions défavorables, les plantes développent des stratégies physiologiques et biochimiques, comme des gènes activés par un stress et la synthèse de diverses protéines fonctionnelles. L’expression de telles protéines est régulée par des facteurs de transcription spécifiques, désignés par NAM, ATAF et CUC (NAC).

Après avoir sur-exprimé avec succès les NAC dans le cultivar de riz japonica, Nipponbare, Honghong Hu et ses collègues de différents centres de recherches à Wuhan, Chine ont rapporté que « La sur-expression des facteurs de transcription NAM, ATAF et CUC (NAC) améliore la résistance à la sécheresse et la tolérance au sel chez le riz ». Leur découverte apparaît dans le dernier numéro des « Proceedings of the National Academy of Sciences”.

Les scientifiques ont trouvé que le riz transgénique a une meilleure résistance à la sécheresse et que la formation de graines était supérieure de 22-35% par rapport aux contrôles dans les champs sous des conditions de sécheresses importantes pendant la phase de reproduction. Le riz transgénique montre aussi une amélioration importante de la résistance à la sécheresse et de la tolérance au sel au stade végétatif. Dans tous les cas, la croissance et la productivité ne sont pas affectées chez les plantes transgéniques et chez les contrôles. Lorsque les scientifiques ont décrit les caractéristiques de l’expression des gènes, ils ont trouvé qu’un grand nombre de gènes liés aux stress était sur-réglé chez les plantes transgéniques. Tout ceci suggère que la technique recèle des promesses pour améliorer la sécheresse et la salinité chez le riz.

Lisez l’article complet sur http://www.pnas.org/cgi/
content/full/103/35/12987
ou le résumé sur http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/103/35/12987.

LA CO-EXISTENCE ÉTABLIE POUR LES MAÏS BT ET CONVENTIONNELS

La plupart des marchés autorisent un seuil de 0,9 % pour la présence d’organismes génétiquement modifiés (GM). A quelle distance les plantes GM devraient-elles être plantées par rapport aux variétés conventionnelles pour respecter ce seuil ? Dans «Flux de gènes par le pollen chez le maïs dans des situations réelles de co-existence », Joaquima Messeguer et ses collègues de différentes institutions de recherche à Barcelone et à Girone, Espagne, ont réalisé la première étude de fertilisation croisée entre le maïs Bt et le maïs conventionnel dans des situations réelles de co-existence dans deux régions dans lesquelles les maïs Bt et conventionnels sont cultivés. Leurs résultats sont publiés dans le dernier numéro de «Plant Biotechnology”.

Les scientifiques ont échantillonné les plants de maïs et ont analysé les échantillons pour vérifier la présence du DNA GM en utilisant la technique de PCR quantitative en temps réel (RTQ-PCR). Les chercheurs ont trouvé que : 1) en général, le taux de fertilisation croisée entre les plantes conventionnelles et GM était supérieur dans les bordures et qu’il décroissait en allant vers le centre du champ ; 2) dans des conditions réelles de co-existence et dans les zones de culture avec des champs plus petits, les facteurs principaux qui déterminent la pollinisation croisée sont la synchronisation de la floraison et la distance entre les champs « donneurs » et « récepteurs » ; 3) en établissant un index sur les deux variables, une distance de 20 m serait suffisante pour maintenir le seuil de 0,9%.

Lisez le résumé de l’article sur
http://www.blackwell-synergy.com/
doi/abs/10.1111/j.1467-7652.2006.00207.x
. Les souscripteurs à « Plant Biotechnology” peuvent lire l’article complet avec le même lien.


A N N O N C E S

LE PRIX ST. ANDREWS POUR L’ENVIRONNEMENT OUVERT AUX SOUMISSIONS

Le prix St Andrew a pour but de trouver des solutions pratiques à des problèmes environnementaux en accordant des bourses à des projets qui apportent une contribution importante à la conservation de l’environnement. Les bourses sont attribuées aux projets qui montrent les meilleures combinaisons de bonne science, de réalisme économique et d’acceptabilité politique. Les sujets couverts par les précédents gagnants et finalistes comprenaient la régénération urbaine, les produits dérivés des déchets, les thèmes de la santé et de l’eau, l’agriculture et l’énergie renouvelable.

La date limite pour la première série de soumission est le 31 octobre. Plus d’informations sur http://www.defra.gov.uk/
news/latest/2006/defra-0901.htm
et http://www.thestandrewsprize.com/

CONGRÈS MONDIAL SUR LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT

Le premier congrès mondial sur la communication pour le développement est programmé du 25 au 27 octobre à Rome, Italie. Le congrès se concentrera sur la démonstration que la communication pour le développement est un ingrédient essentiel aujourd’hui pour répondre aux défis les plus urgents du développement et ainsi, devrait être entièrement intégré dans les politiques et les pratiques du développement.

Cet événement va rassembler des professionnels de la communication engagés dans les initiatives de développement, des législateurs, des praticiens du développement et des représentants des organisations des sociétés civiles, des représentants des communautés et des universitaires du monde entier pour partager leurs expériences et les bonnes pratiques dans ce domaine en pleine évolution.

Plus d’informations sur :
http://www.devcomm-congress.org/worldbank/public.asp

LE DR. MARGARET KAREMBU NOMMÉE CHEF DU CENTRE AFRICAIN

Le Dr. Margaret Karembu a été nommé directeur du centre africain de l’ISAAA basé à Nairobi, Kenya. Le Dr. Karembu a obtenu son PhD en éducation des sciences de l’environnement à l’université Kenyatta et a de l’expérience tant dans la formation d’environnementalistes, de groupes de fermiers, de communicateurs en science, de journalistes, la formation d’enseignants (TOT) que de l’utilisation de méthodes de formation. En tant que directeur, elle sera chargée de gérer et de mettre en œuvre les projets auxquels l’ISAAA participe en Afrique.

Plus d’informations sur le centre africain sur http://www.isaaa.org/africenter.

NIGER: COURS SUR L’IMPACT ÉCOLOGIQUE DES PLANTES BIOTECH

Le comité permanent inter-Etats pour le contrôle de la sécheresse au Sahel (CILSS) a entrepris un processus d’harmonisation des réglementations concernant les OGM depuis 2001 afin de faciliter et de sécuriser le commerce entre les pays de la sous-région. Le cours « La bio-sécurité des Plantes Génétiquement Modifiées, avec un examen des impacts écologiques » destinés à répondre aux aspects environnementaux de l’utilisation des OGM est fixé du 3 au 8 novembre à Niamey, République du Niger. Cet atelier de travail va réunir environ 20 participants travaillant dans le domaine des produits agricoles et des produits dérivés, des semences et/ou du contrôle de la qualité des OGM. Les candidats doivent être citoyens des Etats membres du CILSS suivants : Burkina Faso, Cap Vert, Gambie, Guinée Bissau, Mauritanie, Niger, Mali, Sénégal et Tchad. Quelques places sont réservées pour les candidats qui se financent eux-mêmes. Date limite pour les demandes : 6 octobre 2006. Plus d’informations sur les demandes sur : http://www.agrhymet.ne/PDF/
Atelier_biodiversite_eng.pdf
.

UNE RÉUNION SUR LES PRODUITS NATUREL PROGRAMMÉE

“Produits naturels dérivés des plantes : une ressource pour les composés bioactifs” se déroulera le 28 novembre 2006 à Bracknell, Bershire, Royaume Uni. Cette réunion se penchera sur les possibilités pour améliorer les remèdes naturels en médecine, les nouvelles approches de protection des plantes basées sur les plantes et la manière dont on peut diminuer simplement, bon-marché et efficacement les déficiences en vitamines. C’est une opportunité de débattre de ces thèmes et d’identifier les futures possibilités, d’applaudir aux succès et de regarder les promesses du futur. Plus d’informations sur http://www.soci.org/ SCI/events/details.jsp?eventID=EV858.


UNE RÉUNION ROCKEFELLER MEETING ANNONCÉE

La troisième réunion générale du programme de la Fondation Rockefeller sur les “Biotechnologie, Sélection et systèmes de semences pour les plantes africaines” se déroulera du 26 au 29 mars 2007 à Maputo, Mozambique. Elle sera co-herbergée par la Fondation Rockefeller et l’Institut de recherches agronomiques du Mozambique (IIAM). Les bénéficiaires des bourses de la Fondation Rockefeller pour les études sur l’amélioration génétiques et les systèmes de semences des plantes africaines ainsi que d’autres personnes intéressées par ce travail sont invités à y participer. Plus d’informations sur http://www.africancrops.net/rockefeller/icv3/.

MONSANTO ARGENTINE OFFRE DES COURS EN LIGNE DE BIOTECHNOLOGIE

Monsanto Argentine offre trois cours en ligne de biotechnologie gratuits à tous ceux qui veulent s’informer sur les biotechnologies. Le premier cours, Biotechnologie de base, offre une vue générale de la biotechnologie aujourd’hui, explique les termes et les définitions et décrit la réglementation et les obligations nécessaires pour la commercialisation des plantes biotechnologiques. Les deux autres cours, maïs Bt et maïs résistant aux herbicides (maïs RR) sont ouverts à ceux qui ont déjà vu le cours de base. Les cours sont en espagnol et se déroulent sur un mois environ.

Plus d’informations sur : http://www.monsanto.com.ar/h/cursos.php.


M E M E N T O
D O C U M E N T S

UN EFFORT MONDIAL POUR DES MANUELS EN LIGNE

L’initiative Wikiversity, une idée de Rock Watson de l’université de Georgia à Athènes, a pour but de fournir gratuitement 1000 manuels universitaires à des étudiants des pays en voie de développement qui ne peuvent pas s’offrir les manuels traditionnels onéreux et rapidement périmés. Wikiversity va rassembler les connaissances des professeurs d’université et des étudiants dans le monde mais contrairement à Wikipedia, l’encyclopédie en ligne gratuite, seul un éditeur spécialiste sera chargé d’autoriser les contributions, garantissant ainsi la qualité de l’information.

Même si le projet est encore en gestation, plus de 100 personnes de 20 pays, dont l’Ouganda, l’Indonésie, l’Inde et l’Ethiopie, sont inclues dans l’initiative. Quelques co-auteurs ont aussi signalé le besoin de manuels spécifiques en agriculture, santé publique et communication sans fil. Beaucoup de personnes et d’enthousiasme sont nécessaires pour le succès a dit Watson.

Visitez le site Internet de Wikiversity : http://en.wikiversity.org/
wiki/Wikiversity:Main_Page

avec les rapports de : http://www.nature.com/
news/2006/060911/full/
060911-13.html

LE SERVICE DE LIVRAISON DE DOCUMENTS GDN/BLDS

Le Réseau pour le développement et la Librairie anglaise pour les études de développement (BLDS) se sont regroupés pour former le service de distribution de document GDN/BLDS afin de répondre aux besoins des instituts de recherche dans le sud. Le service de distribution de document GDN/BLDS permet la recherche et la demande de documents dans le catalogue en ligne du BLDS qui comprend plus de 1000 journaux, 4000 séries et plus de 80'000 monographies concernant plus particulièrement le domaine du développement. Le BLDS tient la plus grande collection de recherches en Europe sur les changements économiques et sociaux dans les pays en développement avec une large couverture des publications du sud, en particulier à partir d’Afrique et d’Asie du sud et de l’est. Les demandes seront reçues par un libraire et envoyées gratuitement uniquement aux instituts de recherches des pays en développement et en transition.

Plus d’informations sur: http://www.gdnet.org/
middle.php?oid=26

Un résumé mensuel des développements en biotechnologie agricole dans le monde ayant des implications pour les pays en voie de développement est réalisé par l’Institut d’Economie Rurale du Ministère de l’Agriculture, Bamako, Mali en collaboration avec le Service International pour l’acquisition des applications d'Agro-biotechnologie (ISAAA). http://www.isaaa.org. N’hésitez pas à nous contacter à knowledge.center@isaaa.org
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